PIXELS
PIXELS
"Pixels" aux Instants Chavirés

INSTALLATION SONORE POUR BOITIERS LUMINEUX

DISPOSITIF ULTRA BASSE RESOLUTION

Festival Ososphère, Strasbourg - France du 5 au 16 décembre 2012

La série Pixels, propose de montrer des séquences cinématographiques en ultra basse résolution. Réduites à quelques pixels, ces séquences se présentent comme des motifs lumineux énigmatiques, sortes de constellations mouvantes ou calligrammes animés et le dispositif pose la question de leur lisibilité.

ULTRA BASSE RÉSOLUTION

A l’heure de la haute définition et de l’inflation des pixels, où les appareils photos numériques grand public en affichent des dizaines de millions, j’ai pensé qu’un mouvement inverse était de mise.

J’ai donc décidé de fabriquer des écrans “ultra basse résolution » constitués d’une matrice de 10 pixels par 6 pixels. C’est approximativement la résolution retenue pour définir les icônes de base de l’interface graphique d’un ordinateur, comme la petite flèche du curseur par exemple.

Ces pixels sont matérialisés par des boitiers lumineux contenant des leds dont l’intensité lumineuse est variable.

Une définition aussi réduite pose la question de la lisibilité des images proposées. La raréfaction, la quasi-disparition des signes en fait une expérience limite.

DÉCRYPTAGE / VOYEURISME

Ce qui est en jeu dans cette série c’est le processus–même du regard actif du spectateur entièrement focalisé sur le déchiffrage de ce qu’il voit. Pixels met le spectateur en position de guetteur, de surveillant.

Pour reconnaitre les formes et les mouvements, le spectateur, doit effectuer le travail inverse du photographe de « Blow up » d’Antonioni : pas d’agrandissement photographique, au contraire, il doit prendre mentalement du recul, zoomer en arrière et compenser la stylisation extrème de l’information par un effort de mise en perspective maximum.

Exactement comme les logiciels de reconnaissance de formes des services d’espionnage de nos armées modernes, le spectateur mémorise, classe, compare, et tente d’identifier les figures et déplacements qu’il repère jusqu’à reconnaître dans les motifs graphiques affichés, la situation suggérée par le titre du film. Le spectateur est également aidé dans sa traque par le complément d’information que constitue la bande son.

La curiosité du spectateur est délibérément titillée par la réduction en ultra basse résolution. C’est le voyeurisme fondamental de chacun qui encourage et récompense son effort de décodage.

Voir une vidéo consacrée à Pixels réalisée par David Heitmann pour Arte Creative durant le festival Ososphère 2012

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Précédentes présentations :

Instants Chavirés Brasserie Bouchoule, Montreuil - France du 4 au 15 mai 2011

La Filature, Scène nationale, Mulhouse
festival TRANS(E) du vendredi 5 au samedi 13 mars 2010

Avec la participation de Hendrik Hegray et Romaric Sobac / Logiciel et système électronique Soixante circuits / Rermerciements : Arte Radio et Naxos Bobine / Une coproduction La Filature, Scène nationale, Mulhouse / Festival Ososphere , Strasbourg.