MODE OSCILLATION OVER DRIVE
MODE OSCILLATION OVER DRIVE

PERFORMANCE DANSE MUSIQUE ET VIDÉO

AVEC LAURE BONICEL (DANSE) ET GEROME NOX (MUSIQUE) CRÉATION 2002

- Création Scène nationale de Sète, France, janvier 2002,
- Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis - MC 93 Bobigny, juin 2002,
- Armentiere - Le Vivat, novembre 2002,
- Dance Week Festival - Institute for movement and dance Croatia - mai 2004, Zagreb

"M.O.O.D. Objet direct (...) Mode Oscillation Over Drive se présente comme un objet d’art. Le dispositif est sobre, simple, support à toutes les rêveries et aux décollages des trois interprètes. Deux écrans blancs et un tapis de danse suffisent à la clarté du propos. Pas de brouillage, de parasites, de décorations. Le spectateur est libre de déambuler autour du dispositif ou de se poser pour un seul angle de vision, on voit bien de partout, ce qui n’est pas toujours le cas dans les performances actuelles. Par petites touches, Laure Bonicel écrit sur le plateau. Ses doubles projetés sur écrans racontent encore une autre histoire : celle de la défiguration, du trafic, de la distortion. La musique aussi aime les trafics, la distortion et impulse des dynamiques variables. Difficile d’échapper à son effet physiquement hypnotique mais pas narcoleptique.
Car tout au long de la performance, on est tenu en éveil par le fait que tout se joue sous nos yeux, en direct. Les trois artistes sont live : on ne voit pas le résultat d’un travail, mais le travail lui-même, sans préméditation. Comment un corps répond aux incitations extérieures, comment il provoque lui aussi des réactions, comment il s’oppose, comment les forces se conjuguent. Rien ni personne ne prend vraiment le dessus et les rapports de force n’existent que pour s’inverser. chacun est dans son truc, sa discipline, mais c’est pourtant un vrai trio, pas une impro. Alors que trop de spectacles nous saturent d’images, d’informations diverses et variées, comme s’il voulaient entrer en concurrence avec la télé, ici, on se repose. Le plaisir et l’émotion ne sont pas forcés, obligatoires. Même le corps de la danseuse n’est plus un enjeu : il est un matériau. Bref, on ressort apaisé de cette pièce où chaque décision est prise à trois.
(...)"

Marie-Christine Vernet
LIBERATION du vendredi 1er février 2002